Alain Michon

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cornelius Cardew

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Cornelius Cardew.(Edit)

Treatise sur Viméo



« Treatise, qui occupa Cardew de 1963 à 1967 est totalement graphique et ne cède que très occasionnellement aux symboles empruntés à la notation musicale traditionnelle… Dans son essai « Du répertoire de mémoires musicales et des désavantages d’une éducation musicale», il écrivit que, dans l’idéal, une telle musique devrait être jouée par un ensemble d’innocents musicaux ; mais, dans une culture où l’éducation musicale est très répandue (du moins parmi les musiciens) et appelée à toujours plus se développer, il est extrêmement difficile de trouver ces innocents.

Treatise tente ainsi de repérer les innocents musicaux là où ils peuvent encore
survivre, en proposant une notation qui n’exige pas obligatoirement la capacité de
lire la musique.
Treatise est le résultat d’une collaboration entre Cardew le compositeur et Cardew le graphiste professionnel… Les formes utilisées dans Treatise sont simples – cercles, lignes, triangles, carrés, ellipses – de parfaites formes géométriques qui, d’un impeccable coup de crayon, « sont soumises dans la partition à la destruction et à la distorsion ».
Treatise est un voyage graphique global, un enchevêtrement et une combinaison continus d’éléments graphiques donnant naissance à une longue composition visuelle dont la signification en termes sonores n’est jamais spécifiée. Elle « traite » de son contenu par des « discussions » approfondies.
L’ensemble de l’œuvre est (à quelques déviations et ruptures près) traversé par une unique droite centrale qui peut être pour l’exécutant une sorte de référence d’orientation. A la toute première représentation de Treatise en juin 1964, Frédéric Rzewski choisit de n’interpréter que cette droite centrale qu’il joua
comme un son continu.
A chaque rupture il produisait un nouveau son. Cela servit aux autres joueurs d’orientation. La partition ne décrit cependant aucune situation musicale – « le son doit être une image de la partition, et non le contraire » précisa Cardew. »
Extrait Michael Nyman, “Experimental Music”, édition Allia, 2005.

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